01.12.2006

Du COURAGE


podcast
La Grande Sophie 

Du courage


J'en connais qui tournent en rond
Ou qui longent les murs en comptant les saisons
J'en ai vus des dépourvus
Des nouveaux départs qui nous mènent nulle part
Des guerriers à la télé,
Des héros dans ma salle à manger
J'en ai lu des histoires vraies
Mais la question que j'me pose
Sans cesse : Où j'pourrais trouver

{Refrain:}
Du courage, du courage, du courage
Du courage, du courage, du courage
Du courage, du courage, du courage
Du courage, du courage, du courage

Tu vois c'est tellement mieux
Quand on est sûr de soi
Que l'on porte au bout des doigts
De la force et l'espoir
D'aller chercher plus loin en n'ayant peur de rien
De sonner à la porte de l'inconnu sans aucune retenue
Et parler c'est si léger
Mais la question que j'me pose
Sans cesse : Où j'pourrais trouver

{au Refrain}

Quand je vais dans la forêt
Que les bras m'en tombent comme le Petit Poucet
Des cailloux j'en ai trouvés
Mais la question que j'me pose
Sans cesse : Où j'pourrais trouver

{au Refrain}

11.11.2006

Le chiffon Rouge

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Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

10.11.2006

L'Internationale

L'auteur de cette chanson, Eugène Pottier, a voué sa vie à la chanson et à la lutte populaire. Pendant la Commune, il écrit l'Internationale dans une cave où il se cache pour échapper à la répression des versaillais. En 1896, la chanson est remarquée par Gustave Delory, secrétaire de la Fédération du Nord du Parti Ouvrier Français et créateur de la "Lyre des Travailleurs", une chorale lilloise. Le texte est alors confié au compositeur Pierre Degeyter. Résumant les aspirations du prolétariat ouvrier, la chanson circule puis prend sa force symbolique au 14è Congrès National du Parti Ouvrier Français qui se tient à Lille. En 1899, elle est chantée au Congrès unitaire du parti socialiste à Paris et remplace dès lors "La Marseillaise" dans les rassemblements. En 1910, la chanson, devenue l'hymne des travailleurs, est adoptée par presque tous les partis ouvriers socialistes du monde 
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Eugène Pottier (1816-1887)

Chorus:
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.

1. Debout! les damnés de la terre!
Debout! les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout! debout!
Le monde va changer de base:
Nous ne sommes rien, soyons tout!
Chorus:

2. Il n'est pas de sauveurs suprêmes:
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun!
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-memes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud!
Chorus:

3. L'État comprime et la loi triche;
L'Impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois;
"Pas de droits sans devoirs," dit-elle,
"Égaux, pas de devoirs sans droits!"
Chorus:

4. Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail:
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
Chorus:

5. Les rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans!
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs!
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
Chorus:

6. Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent!
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours!
Chorus:

07.11.2006

Le drapeau Rouge

Le Drapeau rouge

1870Paroles : Justin Bailly
Musique : sur l'air du Chant du départ
              

Vois cet humble drapeau, porté par ta victime…
Meurtrier, sois épouvanté !
Ne baisse pas les yeux, grand artisan du crime,
Devant ce linge ensanglanté :
Ce linge est sa rude chemise
Que ton égoïsme a rougi…
Au bout d’une hampe il l’a mise…
Et l’homme du peuple a rugi !

Quand l’ère du sang sera close,
Nous changerons notre drapeau,
Et l’étendard de couleur rose
Guidera le monde nouveau !

Oui, ce drapeau rougi qui vous présage un gouffre
Où doit s’abîmer votre rang,
Ne fut pas fabriqué par le peuple qui souffre…
Il l’a ramassé dans son sang !
Il le tient – car les temps sont proches –
Le bras ferme, le front songeur,
Au devant de vos cœurs de roches !
Dressé comme un spectre vengeur…

En voyant ce drapeau qui fut teint par vos œuvres,
Exploiteurs, prêtres et bourgeois,
L’effroi qui vous saisit dénonce vos manœuvres,
O bas restaurateurs de rois !
L’heure n’est plus aux noirs mensonges :
Le simple les voit au soleil !
Vos projets ne sont que des songes…
N’entendez-vous pas le réveil ?

L’impudeur en tout temps fut commère du vice ;
Aussi, ne nous étonnons pas
De les voir aujourd’hui, sans aucun artifice,
Mentir et descendre si bas !
Ceux dont le sang rougit la terre
Sont appelés ROUGES par eux…
Ceux qui souffrent d’un bas salaire
Sont appelés des PARTAGEUX…

Peuple, qu’es-tu ? le Droit ; peuple, qu’es-tu ? le Nombre
Et cependant on t’a dompté…
Le marchand qui te tond, qui trafique dans l’ombre,
A pâli quand il t’a compté…
O peuple, à la France meurtrie,
La République vient s’offrir,
Conserve-la pour ta patrie,
Que les rois n’ont su que meurtrir !

Le drapeau de Sedan est recouvert de honte ;
Et c’est celui de Mentana !
Un mort de Montretout entre ses dents raconte
Qu’un crâne d’Aubin le tacha…
Oh ! Que de sang mêlé de fange ! ! !
Pour marcher vers des temps meilleurs,
Il faudra bien que l’on se range
Sous l’étendard des TRAVAILLEURS.

Soldats ! qu’un sang bien cher ne teigne pas vos armes !
Frères, verrez-vous sans effroi
Vos pères massacrés et vos mères en larmes…
Et le rire aux lèvres d’un roi !…
Le fauteur de guerres civiles,
Le mouchard, le fusil en main,
Viendrait piller vos domiciles !
Sous l’habit du Républicain…

Citoyens et soldats, veillez avec prudence :
Le monarchisme, qui s’éteint,
Peut en se débattant, dans sa mort qui commence,
Serrer la main qui nous étreint…
Notre patrie est en souffrance ;
Restez unis, c’est être fort.
N’oubliez pas que, pour la France,
C’est la République… ou la mort !

Quand l’ère du sang sera close,
Nous changerons notre drapeau,
Et l’étendard de couleur rose
Guidera le monde nouveau !