23.12.2007
Commentaires de LA VOIX DU NORD
Ségolène Royal et les « goujats » du Pas-de-Calais !
[Le 23/12 à 10:01]
Ségolène Royal et Léon FatousDans son dernier livre - « Ma plus belle histoire c’est vous » (Grasset) - l’ex-candidate socialiste habille pour l’hiver les « éléphants » du Pas-de-Calais !
Ségolène Royal raconte la soirée du 10 février 2006 dans la salle des Faucons rouges d’Arras. « Quelque chose commence à Arras pour le 80e anniversaire de Léon Fatou (sic) un homme facétieux et malin comme un renard. Depuis quelques mois il m’observe. Il m’a donc invitée pour cet anniversaire. La salle est pleine à craquer de militants… et de journalistes. » Des journalistes qui lui disent être impressionnés par le nombre de personnes venues attendre « Ségolène ».
Comme l’a relaté à l’époque La Voix du Nord, tout le monde ne partageait pas l’enthousiasme de Léon Fatous et des militants. Ségolène Royal en a gardé un souvenir cuisant : « J’arrive un peu gênée aussi par le nombre de caméras et de micros qui bousculent les gens. Commence alors un concours de goujaterie dont on ne sait qui l’a gagné ce soir-là tant le niveau était relevé. “Ce ne sont pas les caméras qui font les votes”, lance Serge Janquin, le premier fédéral, alors que l’énigmatique Daniel Percheron, le président de la Région Nord - Pas-de-Calais, arrive ostensiblement avec une heure de retard et salue lourdement “la présidente de Poitou-Charentes”. À la tribune je serre les dents. Face à cette humiliation publique, je choisis de ne pas répondre et de me consacrer uniquement à l’homme du jour : Léon. » Ce soir-là, la candidate à la candidature parle pour la première fois « d’ordre juste ».
« Ça casse pas trois pattes à un canard trompette Serge Janquin à ses amis qui ricanent. Les députés Odette Duriez et Albert Facon, les soutiens du premier jour, eux, sont furieux. »
De cette soirée, Ségolène Royal préfère retenir le mot de la fin d’une militante aux « éléphants » locaux : « On s’en fout, nous, on l’aime ! » •
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12.12.2007
lettre de Ségolène
Chères amies, chers amis,
Depuis ce matin, pour faire oublier le scandale de la visite de Kadhafi, s’est déclenché un tintamarre avec des annonces de 10 milliards d’euros de contrats : info ou intox ?
Qu’ils soient réels ou pas, rien ne justifie cette visite. Mais il ne faut pas que les français soient, en plus, abusés par la réalité de ces intérêts économiques.
Pourquoi y-a-t-il si peu de transparence, pourquoi si peu de vérification ? Qu’y-a-il de réel dans les 10 milliards de contrats annoncés bruyamment pour étouffer le débat sur les droits de l’homme ?
- S’agit-il de contrats signés ou de déclarations d’intention ?
- Quel est le contenu réel de ces contrats ?
- Combien de délocalisations sont induites par ces contrats ?
- Quelles sont les garanties en termes de développement d’emploi en France ?
- La dangerosité de la dissémination du nucléaire a-t-elle été examinée ?
- Pourquoi n’y a-t-il eu aucun débat à l’assemblée et aucune transparence ?
S’humilier devant Kadhafi, cautionner l’usage du terrorisme, du système de tortures et de disparitions n’est pas digne de la France.
Après les félicitations « chaleureuses » à Vladimir Poutine qui a organisé des élections en muselant toutes les oppositions, voici la réception, en grandes pompes et en satisfaisant les extravagances de l’intéressé, du dictateur libyen, le colonel Kadhafi. La France accueille un chef d’Etat qui non seulement a laissé emprisonner et torturer les infirmières bulgares et le médecin palestinien sous la fausse accusation d’avoir inoculé le sida à des enfants, mais qui a financé, pendant des années, le terrorisme international. Personne n’a oublié que les responsabilités des services secrets libyens ont été reconnues par la justice internationale dans l’attentat de Lockerbie en 1988 mais aussi dans celui du DC10 d’UTA en 1989 qui a tué de nombreux Français. C’était aussi le régime libyen qui avait organisé un attentat à Orly en 1983. Quant au peuple libyen, il est la première victime du régime : il n’y a jamais eu d’élections, le colonel Kadhafi est désigné comme dirigeant à vie, et ses opposants n’ont de choix qu’entre la mort et l’exil.
Nicolas Sarkozy, qui annonçait, durant la campagne électorale, une rupture avec la politique étrangère de son prédécesseur (« il vaut mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine » avait-il déclaré), en accentue les pires traits jusqu’à la caricature et donne de la France une image à la fois détestable et ridicule. Même si chacun peut s’accorder sur le fait qu’une politique étrangère doit prendre en compte la défense de nos intérêts économiques, et que le monde instable et dangereux dans lequel nous vivons demande que nos dirigeants puissent parler aussi à des personnalités peu respectueuses de la démocratie, il y a des lignes rouges qu’il faut savoir ne pas franchir.
N. Sarkozy nous dit qu’il reçoit le chef d’état libyen parce que celui-ci a renoncé à fabriquer des armes de destruction massive et s’est engagé à lutter contre le terrorisme. Outre que le colonel Kadhafi lui a apporté un cruel démenti en défendant le principe du terrorisme avant de venir à Paris, on constate que seule la France accueille Kadhafi avec de tels honneurs. S’il s’agit de « récompenser » celui-ci d’être revenu à un semblant de respect de la légalité internationale, c’est déjà fait, avec la levée des sanctions qui avaient été prononcées contre la Libye après les deux attentats.
Quant aux fabuleux contrats annoncés par le gouvernement, il faudra en mesurer la réalité. Les entreprises britanniques et italiennes sont mieux placées en Libye que les sociétés françaises. Pourtant, le colonel Kadhafi n’a pas été reçu à Londres ou à Rome. En outre, on peut craindre que ces contrats, outre une hypothétique centrale nucléaire civile, ne portent sur des armements destinés à garantir la survie de la dictature. Personne ne menace la Libye qui n’a donc pas besoin de se défendre contre un agresseur extérieur. En revanche, des hélicoptères servent à mitrailler une foule de manifestants ou à surveiller des déplacements. On peut redouter aussi les risques de revente de toute cette panoplie d’armements à toutes les rébellions de la région en fonction des intérêts du régime libyen. Est-ce de cela dont l’Afrique a besoin ?
Le commerce extérieur français, structurellement déficitaire depuis des années, a lui aussi besoin d’autres mesures : stimulation de l’innovation pour une meilleure insertion dans la compétition internationale, aides adaptées aux PME qui exportent et créent des emplois…
N. Sarkozy est, quant à lui, dans une politique de « coups », qui isole la France de ses partenaires européens. C’est une politique étrangère dénuée de toute morale et de toute cohérence. On est dans le spectacle, un triste spectacle.
Le débat est ouvert.
Amicalement,
Ségolène Royal
10:00 Publié dans ADHERER à DESIR D'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2007
MA PLUS BELLE HISTOIRE D AMOUR


CHEZ GRASSET
Collection : Documents FrançaisParution : décembre 2007
Prix : 19,50 €
CHEZ AMAZON
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Des rires et des larmes. Avec humour et émotion, Ségolène Royal dit tout sur les épreuves et les bonheurs de la campagne présidentielle. Avec le courage et la force qu'on lui connaît, elle en tire les leçons pour continuer, aujourd'hui, et demain, à écrire avec vous l'histoire de France.
Tables des matières
I - Ce que j'ai à vous dire
- Pourquoi ce récit ?
- Je ne suis ni Jeanne d'Arc ni la Vierge Marie
- Peuple de France
- Résilience
II - Le parcours de la combattante
- Scène de campagne : Michel Rocard, visiteur de l'après-midi
- Une femme debout (« Roun fanm dibout », comme on m'a dit outre-mer)
- L'amertume des éléphants
- La montée en puissance
- Thomas et la ségosphère
- Second tour : La défaite
- Les difficultés avec la presse
- Histoire véridique des bourdes qui n'en étaient pas
- Jurys citoyens : je persiste et je signe
- Nucléaire iranien : l'incompétence des compétents
- Liban : l'intox monte d'un cran
- Bravitude et chinoiseries
- Lauriers à la Justice chinoise ? L'infâme contrevérité
- Guadeloupe : elle veut casser la République
- Le débat interne : fausse bonne idée et vraie répétition générale
- La paille et la poutre
- Sur la politique étrangère : deux poids, deux mesures
- La cohérence des valeurs
- Galerie de portraits
- Scène de campagne : les embarras de François Bayrou
- Les Gracques 40
III - La machine de l'adversaire : l'argent, les médias et les sondages
- Premières alertes
- La technique du vacarme
- « Fleur de bouse »
- Avec cette élection, un seuil a été franchi
- Trappage à La Tribune
- Censure à Métrobus
- Quimperlé : cachez ce fonds que je ne saurais voir
- Elle perd ses nerfs
- C'est pas moi, c'est les juges !
- L'avènement du « clefs en main »
- Amis et patrons de presse : le verrouillage médiatique
- Présomption d'uniformité
- Un net penchant pour l'immixtion
- Des livres qui dérangent
- Sondage, mon beau sondage
- Sondages encore : ni addiction, ni diabolisation
- Sondages, fin : le poids des écarts
- Pas hors jeu : dans le jeu !
- Quand les réponses sont dans les questions
- Un vrai travail de pro
- On n'est jamais si bien servi que par les siens
IV - L'autre moitié du ciel : candidate mais femme
- Être une femme candidate, c'est pas si facile
- L'intruse
- Du genre en politique
- Je ne suis pas macho : ma femme est féministe !
- Talons aiguilles
- Big Mother et les dames sécateurs
- Par le coeur et la raison, civiliser l'avenir
- Rien ne sera plus comme avant
- D'un plafond de verre, lautre
- Une République inachevée
- Caissières en sursis
- Précarité : les femmes dabord
- Travailler plus pour gagner moins
- Déverrouiller, cest possible
- Osons la mixité dans nos têtes !
- Le cumul des mandats contre la parité
- Un combat émancipateur de tous
- Le vote des femmes en 2007
- Ma femme me harcèle pour que je te soutienne !
- La proximité
- Effet de genre ou effet de génération ?
- Les comportements électoraux se rapprochent
- Parité pour les unes, transgression pour les autres
- Des électorats féminins contrastés
- Pas de survote féminin
- Elles ont poussé les premières portes
- Qui doit changer : le pouvoir ou les femmes ?
V - Dernières réponses pour tourner la page et regarder l'horizon
- Chapeau les hommes !
- Elle l'a fait quand même ?
- Le procès en illégitimité ?
- Dompteuse d'éléphants ?
- Garde-moi de mes ennemis, je me charge de mes amis
- Sur un air d'improvisation
- Tout a commencé sur une phrase
- Mes combats de toujours
- La prochaine fois
- La démocratie participative ?
- Une étrange défaite
10:45 Publié dans LECTURES SOCIALISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2007
ADHERER EN 2007-2008
17:31 Publié dans ADHERER à DESIR D'AVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


